Cordes pincées en duo

16/07/2026

Vincent Désille et François Fontes • Théorbe, archiluth, guitares

En

1671, Francisco Corbetta écrit dans La Guitarre Royalle des pièces pour guitare avec contreparties pouvant ainsi être jouées seules ou bien à deux guitares. Elles témoignent d’une pratique du duo déjà courante au XVIIe siècle chez les cordes pincées. Malgré un répertoire assez restreint, l’existence de pièces similaires chez des prédécesseurs italiens (Foscarini, Castaldi), ou plus tard en France avec Robert De Visée attestent d’une permanence de cette pratique à travers le temps et les aires géographiques. On peut probablement expliquer le petit nombre de pièces de ce type par la pratique très importante de l’improvisation pour les contreparties, ne laissant ainsi que peu de traces écrites. 

L’improvisation et l’arrangement sont donc au cœur de cette démarche, autorisant tous les possibles et laissant aux interprètes une grande liberté créative. Le répertoire que nous explorons alterne ainsi entre des Toccates italiennes du début du XVIIe siècle (Kapsberger, Piccinini), des danses françaises plus tardives (Corbetta, Lully), ou encore des chansons et danses issues du répertoire espagnol (Sanz, Guerau).

Les spécificités des instruments à cordes pincées tels que la guitare, l’archiluth ou encore le théorbe mêlés dans différentes configurations donnent à entendre des sonorités assez inouïes pour l’époque, s’affranchissant parfois des règles harmoniques au profit d’un idiomatisme prégnant : accords en style brisé, batteries de guitares, arpèges entremêlés, etc.

Concert proposé par Son ar mein dans le cadre du Circuit des chapelles