Avec un drame, une nativité et un motet d’allégresse, ce concert met en lumière la musique allemande du début du XVIIᵉ siècle telle qu’on pouvait l’entendre dans les églises luthériennes. À travers trois compositeurs de générations successives, on voit la musique passer progressivement de l’esthétique de la Renaissance au langage naissant du baroque.
Avec Michael Praetorius, fils de pasteur, compositeur et encyclopédiste, nous sommes à la charnière des XVIᵉ et XVIIᵉ siècles. Son Cantique des trois enfants déploie une grande fresque sonore pour deux et trois chœurs soutenus par un riche instrumentarium de vents.
Avec Heinrich Schütz, qui a découvert et assimilé le style vénitien, la musique se fait plus expressive et plus dramatique. Nous entrons dans le monde baroque : les voix solistes ciselent le texte et dialoguent avec les chœurs, restés dans un style hérité de la Renaissance.
Hammerschmidt, quant à lui, a pleinement assimilé la leçon italienne. Il prolonge et développe l’héritage de Schütz, contribuant à diffuser ce nouveau langage musical dans l’Allemagne protestante.
Praetorius, Schütz, Hammerschmidt, Scheidt
Violaine Le Chenadec soprano • Paco Garcia ténor
Adrien Mabire et Benoit Teinturier cornet à bouquin • Patrick Wibart serpent • Aurélie Serre et Arnaud Bretecher sacqueboute, Clémence Schweyer clavecin
Petit chœur de Son ar mein dirigé par Catherine Walmetz
En collaboration avec le festival Voce Humana
Concert donné dans le cadre duCircuit des chapelles
